NAO 2026 : négocier dans un contexte de transformation et de contraintes économiques

Illustration d’une discussion entre salariés et représentants du personnel sur les négociations NAO dans un contexte de transformation de l’entreprise
Dans un contexte de transformation, les NAO 2026 ne se déroulent pas comme les autres. Ce que cela change concrètement pour les salariés.

Les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) se sont ouvertes chez Brioche Dorée. Comme chaque année, ce moment est attendu par les salariés, car il concerne directement des sujets concrets : les salaires, les conditions de travail, ou encore la reconnaissance du travail au quotidien.

Mais cette année, ces discussions interviennent dans un contexte particulier. Les échanges récents en CSE ont mis en évidence des évolutions importantes dans l’organisation de l’entreprise, ainsi que des contraintes économiques qui pèsent sur son fonctionnement.

Ce contexte n’est pas sans effet sur les négociations. Il influence la manière dont elles peuvent se dérouler, ainsi que les marges de manœuvre disponibles.

Pour autant, les attentes des salariés restent bien présentes. Pouvoir d’achat, reconnaissance, conditions de travail : ces sujets restent au cœur des préoccupations sur le terrain.

Dans ce cadre, il est important de comprendre ce que ces NAO peuvent réellement permettre, et dans quelles conditions des avancées concrètes peuvent être obtenues.

Un contexte qui change la manière de négocier

Les NAO ne se déroulent jamais complètement à part de la situation de l’entreprise. Elles s’inscrivent toujours dans un contexte donné, qui influence directement les discussions.

Aujourd’hui, ce contexte est marqué par des évolutions importantes. Les échanges en CSE ont montré que l’entreprise est engagée dans une transformation de son organisation, avec des ajustements sur le réseau et un environnement économique qui reste contraint.

Concrètement, cela signifie que les décisions ne sont pas prises dans un cadre stable. L’entreprise doit à la fois s’adapter, retrouver un équilibre économique et continuer à faire fonctionner les restaurants au quotidien.

Dans ce type de situation, les marges de manœuvre sont différentes. Les choix qui peuvent être faits dans une période de croissance ne sont pas les mêmes que dans une période où l’activité est plus incertaine.

Pour autant, cela ne signifie pas que rien n’est possible. Cela veut simplement dire que la négociation se fait dans un cadre plus exigeant, où chaque mesure doit être regardée à la fois du point de vue des salariés et de la situation de l’entreprise.

C’est dans cet équilibre que les discussions doivent se construire.

Ce qui reste essentiel pour les salariés

Quel que soit le contexte, certaines attentes restent constantes sur le terrain.

La première concerne le pouvoir d’achat. Dans un quotidien où les dépenses augmentent, la question des salaires reste centrale pour les salariés, que ce soit en restaurant ou au siège.

La reconnaissance du travail est également un point important. L’implication des équipes, leur adaptation aux évolutions de l’organisation et leur engagement au quotidien sont des réalités concrètes, qui appellent des réponses visibles.

Les conditions de travail font aussi partie des préoccupations. Organisation des équipes, rythme de travail, équilibre entre activité et effectifs : ces sujets sont directement liés à la réalité vécue dans les établissements.

Ces attentes ne disparaissent pas parce que le contexte est plus contraint. Elles restent présentes, et elles doivent être prises en compte dans les discussions.

C’est à partir de ces besoins concrets que la négociation doit se construire, en gardant un lien direct avec la réalité du terrain.

Ce qui peut être négocié et ce qui dépend du contexte

Dans une négociation, tout ne relève pas du même niveau de décision.

Certaines mesures peuvent être discutées directement : revalorisations, primes, dispositifs d’accompagnement ou améliorations des conditions de travail. Ce sont des sujets concrets, qui peuvent faire l’objet d’échanges et d’ajustements.

D’autres éléments dépendent davantage du contexte global de l’entreprise. La situation économique, les équilibres financiers ou encore les priorités fixées à moyen terme influencent les marges de manœuvre disponibles.

Concrètement, cela signifie que toutes les demandes ne peuvent pas être traitées de la même manière, ni dans les mêmes délais. Certaines peuvent avancer rapidement, d’autres nécessitent des arbitrages plus larges.

Ce fonctionnement peut parfois donner le sentiment que les négociations sont limitées. En réalité, elles se construisent dans un cadre précis, où chaque mesure doit trouver sa place entre les attentes des salariés et les contraintes existantes.

Cela ne remet pas en cause l’intérêt des NAO. Cela rappelle simplement que leur efficacité repose sur la capacité à identifier des leviers concrets, et à obtenir des avancées réalistes dans le contexte du moment.

Des priorités concrètes dans la négociation

Dans ce cadre, certaines priorités doivent rester clairement au cœur de la négociation, en particulier celles qui ont un impact direct sur le quotidien des salariés. Elles apparaissent de manière constante dans les échanges et les attentes exprimées sur le terrain.

La question du pouvoir d’achat reste centrale. Elle se traduit concrètement par des attentes sur les salaires, mais aussi sur l’ensemble des éléments qui contribuent à la rémunération globale.

La reconnaissance du travail réalisé au quotidien est également un point important. Elle concerne à la fois l’implication des équipes et leur capacité à s’adapter aux évolutions de l’organisation.

Enfin, les conditions de travail restent un sujet structurant. Organisation des équipes, rythme de travail, équilibre entre activité et effectifs : ces éléments ont un impact direct sur le quotidien.

Dans ce contexte, l’enjeu de la négociation est de pouvoir faire avancer ces priorités de manière concrète, en tenant compte des contraintes existantes, sans pour autant les écarter.

La position de la CFDT : Une approche concrète et structurée

Dans ce contexte, la manière d’aborder les NAO est déterminante.

La CFDT ne se positionne pas sur des principes abstraits, mais à partir d’une lecture concrète de la situation. Cela passe d’abord par l’analyse des éléments présentés : données économiques, organisation du réseau, évolutions en cours.

À partir de cette base, le travail consiste à identifier des priorités claires, en lien avec les attentes exprimées sur le terrain. L’objectif est de concentrer la négociation sur des mesures qui peuvent avoir un impact réel pour les salariés.

Cette approche implique aussi de formuler des propositions cohérentes, à la fois sur le fond et dans leur faisabilité. L’enjeu n’est pas d’additionner des demandes, mais de construire des avancées qui peuvent être obtenues et mises en œuvre.

Dans cette logique, la négociation ne se limite pas à une opposition de positions. Elle repose sur un travail précis : poser des questions, demander des clarifications, argumenter, et suivre les engagements pris.

C’est cette méthode qui permet de donner du sens aux discussions, et d’inscrire les NAO dans une démarche utile pour les salariés.

Une négociation qui se construit dans la durée

Les NAO sont souvent perçues comme un moment ponctuel, avec des résultats attendus rapidement. En réalité, elles s’inscrivent dans un travail plus large, qui se construit dans le temps.

Les sujets abordés ne commencent pas au moment des réunions, et ne s’arrêtent pas à leur issue. Ils s’appuient sur des échanges déjà engagés, et se prolongent dans le suivi des mesures qui peuvent être décidées.

Dans un contexte de transformation, cette continuité est encore plus importante. Certaines avancées peuvent être immédiates, d’autres nécessitent du temps, des ajustements ou une évolution du contexte pour pouvoir aboutir.

Cela suppose de rester attentif à ce qui est mis en place concrètement sur le terrain, et de revenir sur les sujets lorsque cela est nécessaire.

La négociation ne se limite donc pas à obtenir des mesures à un instant donné. Elle consiste aussi à suivre leur application, à en évaluer les effets, et à maintenir un dialogue régulier pour faire évoluer les situations.

C’est dans cette durée que les avancées prennent réellement sens pour les salariés.

Ce que les salariés peuvent attendre concrètement

Dans ce contexte, les attentes sont légitimes. Les NAO restent un moment important pour faire évoluer des éléments concrets du quotidien.

Des avancées peuvent être obtenues, notamment sur des sujets directement liés au travail : rémunération, certaines primes, ou encore des ajustements dans l’organisation et les conditions de travail au quotidien.

Mais cette lecture réaliste ne doit pas conduire à mettre de côté les attentes essentielles des salariés. Toutes les mesures ne peuvent pas être mises en place en même temps, ni dans les mêmes proportions. Certaines évolutions peuvent être immédiates, d’autres plus progressives.

Cela ne signifie pas que les discussions sont sans effet. Cela signifie que les résultats peuvent prendre des formes différentes : ajustements, mesures ciblées, évolutions par étapes.

Pour les salariés, l’enjeu est de pouvoir identifier des améliorations concrètes, même lorsqu’elles sont partielles, et de comprendre dans quel cadre elles s’inscrivent.

C’est cette lecture qui permet de donner du sens aux résultats des négociations, au-delà d’une attente de changement immédiat sur tous les sujets.

Les NAO 2026 s’inscrivent dans un contexte qui impose de regarder la négociation avec lucidité. Les évolutions en cours dans l’entreprise, comme les contraintes économiques, influencent la manière dont les discussions peuvent avancer.

Pour autant, ces négociations restent un moment important. Elles permettent de porter des attentes concrètes, de rechercher des améliorations utiles et de faire évoluer certaines situations du quotidien.

Dans ce cadre, l’enjeu est de trouver des avancées réelles, adaptées au contexte, sans perdre de vue les besoins des salariés.

C’est sur cet équilibre que repose l’utilité des NAO : comprendre la situation, rester exigeant sur les priorités, et construire des résultats concrets dans la durée.

Dans ce cadre, l’enjeu n’est pas d’opposer contraintes et attentes, mais de faire en sorte que les négociations permettent des avancées concrètes, en lien avec la réalité du terrain.

CFDT UES Brioche Dorée

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