
Lors de la réunion du CSE de janvier, la direction de Brioche Dorée a annoncé la fermeture du restaurant Caumartin, situé à Paris. La fermeture est prévue au plus tard en juin 2026.
C’est la première fermeture annoncée cette année. A ce titre, elle marque un point de départ dans l’année 2026 et s’inscrit dans une logique de gestion du réseau.
Une fermeture qui s’inscrit dans un contexte connu
Caumartin n’est pas un site isolé. Comme d’autres restaurants parisiens fermés ces dernières années, il se situe dans une zone centrale, avec une forte visibilité et des contraintes économiques importantes.
Depuis 2018, le réseau Brioche Dorée a connu plusieurs dizaines de fermetures, touchant aussi bien des centres-villes que des centres commerciaux ou des sites institutionnels. Paris n’a pas été épargnée.
La fermeture de Caumartin s’inscrit donc dans une dynamique déjà observée, mais elle intervient en tout début d’année, ce qui change la lecture.
Une fermeture décidée sans phase de redressement formalisée
Dans le cas du restaurant Caumartin, aucune phase de redressement spécifique n’a été présentée ou formalisée dans le cadre des échanges avec le CSE avant l’annonce de la fermeture.
Aucune action ciblée n’a été portée à la connaissance des élus concernant :
- un plan d’actions localisé,
- des tests sur l’offre ou les horaires,
- des ajustements organisationnels adaptés à l’environnement du site,
- ou une coordination renforcée avec les équipes concernées.
La décision de fermeture a ainsi été annoncée sans qu’une étape intermédiaire de redressement n’ait été identifiée dans le cadre du dialogue social, à l’issue du constat de difficultés.
Dans le secteur de la restauration, la gestion d’un site en tension repose généralement sur une séquence progressive : diagnostic partagé, actions ciblées, période d’observation, puis décision. Cette approche permet d’évaluer les marges d’adaptation possibles avant d’envisager une fermeture définitive.
À Caumartin, cette séquence n’a pas été formalisée ni présentée comme telle aux représentants du personnel. La fermeture apparaît donc comme une décision intervenue sans phase de réajustement local rendue visible dans le cadre des instances.
D’autres fermetures déjà identifiées en région parisienne
Lors de la même réunion, la direction a indiqué que deux autres restaurants en région parisienne figurent déjà parmi les sites susceptibles de fermer prochainement.
Ces fermetures ne sont pas encore datées publiquement, mais leur identification renforce la portée de l’annonce concernant Caumartin. La fermeture de ce site n’apparaît plus comme un cas isolé, mais comme le premier mouvement connu de l’année.
Un signal pour 2026
La fermeture de Caumartin ne résume pas à elle seule l’évolution du réseau, mais elle en révèle déjà certains mécanismes.
Elle montre qu’en 2026, des décisions de fermeture peuvent être prises sans phase de relance préalable, alors même que plusieurs sites sont déjà identifiés dans un même périmètre géographique.
Ce constat invite à regarder avec attention la manière dont l’entreprise anticipe les difficultés, arbitre entre adaptation locale et décision de fermeture, et organise le lien entre le terrain et les choix stratégiques.
Documenter ces évolutions, les replacer dans leur contexte et les suivre dans le temps n’a rien d’alarmiste.
C’est une condition nécessaire pour comprendre les transformations en cours et permettre aux salariés de se situer dans un réseau qui continue d’évoluer.
CFDT UES Brioche Dorée



