NAO 2026 : que retenir des négociations de cette année ?

Réunion de négociation NAO 2026 chez Brioche Dorée entre représentants des salariés et Direction autour des salaires, de l'ancienneté et du pouvoir d'achat.
Les NAO 2026 se sont terminées sans accord majoritaire. Pourtant, certaines mesures seront appliquées. Retour sur les revendications, les propositions et ce qu'il faut retenir de cette négociation.

Les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) 2026 sont désormais terminées.

Comme chaque année, elles ont permis d’aborder plusieurs sujets importants pour les salariés : salaires, pouvoir d’achat, ancienneté, frais de transport ou encore reconnaissance de l’engagement dans l’entreprise.

À l’issue des discussions, aucun accord majoritaire n’a été signé.

Pour autant, ce résultat ne suffit pas à résumer les échanges qui ont eu lieu au cours de ces dernières semaines.

Quelles étaient les principales revendications portées pendant ces NAO ? Quelles propositions ont été formulées par la Direction ? Pourquoi les discussions n’ont-elles pas débouché sur un accord ? Et quelles mesures seront finalement appliquées aux salariés ?

Pour répondre à ces questions, nous vous proposons de revenir sur les principaux enseignements de cette négociation et sur ce qu’il faut concrètement retenir des NAO 2026.

Les attentes portées pendant les NAO

Les discussions engagées dans le cadre des NAO 2026 sont parties de préoccupations régulièrement exprimées par les salariés.

La question du pouvoir d’achat figurait naturellement parmi les principaux sujets abordés. Dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie, de nombreux salariés continuent de s’interroger sur l’évolution de leur rémunération et sur la reconnaissance de leur travail au quotidien.

La CFDT a ainsi porté plusieurs revendications destinées à répondre à ces attentes.

Parmi les principales demandes figuraient notamment :

  • une augmentation générale des salaires de 3,5 % ;
  • une revalorisation de l’ancienneté ;
  • une amélioration des dispositifs liés aux médailles du travail ;
  • une meilleure prise en charge des frais de transport ;
  • une meilleure reconnaissance du travail effectué le dimanche ;
  • plusieurs mesures complémentaires concernant les salariés du réseau et des fonctions support.

Au-delà des montants ou des dispositifs eux-mêmes, ces revendications poursuivaient un même objectif : améliorer concrètement la reconnaissance du travail réalisé par les salariés et répondre à des préoccupations régulièrement remontées sur le terrain.

Restait ensuite à savoir quelles évolutions la Direction estimait possibles dans le contexte que traverse actuellement l’entreprise.

Une négociation dans un contexte particulier

Les NAO 2026 se sont déroulées dans un contexte qui continue d’évoluer pour l’entreprise.

Depuis plusieurs années, Brioche Dorée poursuit des transformations importantes de son réseau et de son organisation. Fermetures de certains établissements, franchisations, réorganisations ou encore évolutions des habitudes de consommation : autant de sujets qui alimentent régulièrement les échanges au sein de l’entreprise.

Dans le même temps, les attentes des salariés restent fortes sur les questions de rémunération, de reconnaissance et de conditions de travail.

Les discussions se sont donc déroulées dans un environnement où deux réalités coexistent.

D’un côté, des salariés qui souhaitent voir leur pouvoir d’achat et leur engagement mieux reconnus.

De l’autre, une Direction qui met en avant les contraintes économiques, les enjeux de rentabilité et la nécessité d’assurer la pérennité de l’entreprise dans un secteur fortement concurrentiel.

C’est dans ce contexte que les différentes propositions ont été discutées au fil des réunions et que les négociations ont progressivement abouti aux mesures présentées en fin de parcours.

Les propositions de la Direction et l’absence d’accord

A l’issue des différentes réunions, les propositions présentées par la Direction se sont principalement concentrées sur deux mesures.

La première concernait les Responsables des ventes classés au niveau IIB disposant d’au moins un an d’ancienneté. Pour cette catégorie de salariés, une augmentation salariale de 0,5 % était proposée.

La seconde portait sur la mise en place d’une gratification liée aux médailles du travail :

  • 200 € pour 20 ans d’ancienneté ;
  • 300 € pour 30 ans d’ancienneté ;
  • 400 € pour 40 ans d’ancienneté.

Ces mesures constituaient les principales dispositions figurant dans le projet d’accord présenté aux organisations syndicales en fin de négociation.

Elles répondaient à certains sujets évoqués pendant les échanges, notamment la reconnaissance de l’ancienneté et la situation des Responsables des ventes dont les rémunérations se rapprochent progressivement du niveau du SMIC.

Pour autant, elles restaient éloignées de plusieurs revendications portées au cours des discussions.

La proposition salariale ne concernait qu’une catégorie spécifique de salariés et d’autres sujets régulièrement évoqués pendant les négociations, comme les frais de transport, la revalorisation de l’ancienneté ou la reconnaissance du travail du dimanche, n’ont pas connu d’évolution particulière.

Chaque organisation syndicale a naturellement apprécié ces propositions au regard de ses revendications et de sa propre analyse de la situation.

Au final, aucun accord majoritaire n’a été signé.

Ce résultat ne signifie pas pour autant que les discussions ont été inutiles. Il traduit avant tout le fait que les propositions présentées n’ont pas permis de réunir les conditions nécessaires à la conclusion d’un accord entre la Direction et les organisations syndicales représentatives.

Ce qui sera finalement appliqué et ce qu’il faut retenir

Après la fin des négociations, la Direction a annoncé qu’elle appliquerait finalement une augmentation de 0,5 % pour les Responsables des ventes de niveau IIB disposant d’au moins un an d’ancienneté.

Selon les explications communiquées, cette mesure vise notamment à limiter le rapprochement progressif entre la rémunération de cette catégorie de salariés et le niveau du SMIC.

En revanche, les autres dispositions qui figuraient dans le projet d’accord ne seront pas mises en œuvre.

C’est notamment le cas des gratifications liées aux médailles du travail qui avaient été proposées au cours des discussions.

Plus largement, plusieurs sujets portés pendant les NAO n’ont pas connu d’évolution à l’issue de la négociation, notamment l’augmentation générale des salaires, l’amélioration de la prise en charge des frais de transport ou encore la revalorisation de certaines mesures liées à l’ancienneté.

Le bilan de ces NAO apparaît donc contrasté.

D’un côté, une mesure salariale sera appliquée pour une catégorie spécifique de salariés.

De l’autre, plusieurs revendications qui concernaient un public plus large n’ont pas trouvé de traduction concrète cette année.

Ces négociations rappellent également que le dialogue social ne se résume pas à la signature d’un accord.

Les échanges menés pendant les NAO permettent aussi de mettre en lumière les préoccupations exprimées par les salariés, de confronter différentes visions de la situation de l’entreprise et de faire vivre des sujets qui continueront d’être discutés dans les mois à venir.

Pouvoir d’achat, ancienneté, transport, reconnaissance de l’engagement ou évolution des métiers restent des thèmes qui occupent une place importante dans le quotidien de nombreux salariés.

Ils continueront naturellement à faire partie des sujets suivis par les représentants du personnel.

Pour la CFDT, l’essentiel reste que chaque salarié puisse disposer d’une information claire sur les discussions qui le concernent et comprendre les enjeux qui se cachent derrière les décisions prises au sein de l’entreprise.

Cfdt Brioche Dorée

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