RÉFORME DES RETRAITES 2023

Réforme des retraites

L’année 2023 a marqué le début d’une réforme majeure des retraites, apportant des modifications profondes aux règles de départ à la retraite. Cette réforme est accompagnée de décrets d’application importants.

L’un des changements les plus notables est l’élévation progressive de l’âge légal de départ à la retraite, porté à 64 ans, et l’accélération de la hausse du nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une pension à taux plein. Ces ajustements ont un impact significatif sur la vie des travailleurs et travailleuses.

L’âge de départ à la retraite : Votre nouvelle date

La réforme prévoit un relèvement progressif de l’âge légal de départ à la retraite, qui passera de 62 ans à 64 ans. Cette transition s’effectue de manière graduelle, en ajoutant 3 mois par année de naissance. Ainsi, si vous êtes né entre le 1er septembre et le 31 décembre 1961, votre âge de départ sera de 62 ans et 3 mois. Cette transition se poursuivra jusqu’à ce que les personnes nées en 1968 et après atteignent l’âge de 64 ans.

Nombre de trimestres requis : Le nouveau défi

La réforme accélère l’augmentation du nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une pension à taux plein. Les personnes nées entre 1965 et 1973 devront désormais cotiser pendant 43 ans, contre 172 trimestres pour les générations nées après 1973. L’âge d’annulation de la décote reste fixé à 67 ans.

Carrières longues : Nouvelle organisation

Le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue est profondément remanié par la réforme. Il est désormais organisé en quatre paliers, en fonction de l’âge auquel vous avez commencé à travailler. Par exemple, si vous avez débuté votre carrière avant l’âge de 16 ans, vous pourrez prétendre à un départ à la retraite dès l’âge de 58 ans. Le nombre de trimestres requis pour bénéficier de la carrière longue reste inchangé.

Régimes spéciaux : Un coup d’œil

Certains régimes spéciaux, tels que ceux des industries électriques et gazières, de la RATP, des clercs et employés des notaires, et de la Banque de France, sont supprimés pour les nouveaux employés. Toutefois, les travailleurs actuels conservent leur régime de retraite, même si les règles évoluent, notamment en termes d’âge de départ et de durée de cotisation. Les régimes des Marins, de l’Opéra de Paris, de la Comédie-Française, des professions libérales, des exploitants agricoles et des fonctionnaires titulaires ne sont pas touchés.

Retraite progressive : Un nouveau cap

La retraite progressive reste possible, accessible deux ans avant l’âge légal, mais la réforme repousse cette option à l’âge de 62 ans, au lieu de 60 ans. De plus, la retraite progressive est désormais ouverte aux fonctionnaires. Les employeurs qui refusent cette transition devront dorénavant motiver explicitement leur refus.

Minimum contributif : Ce que vous devez savoir

Le montant du minimum contributif est revu à la hausse. Le minimum de base passe de 684 € à 709 €, tandis que le minimum majoré augmente de 747 € à 847 €. Cependant, l’ampleur de l’augmentation dépend de votre situation, et il est important de noter qu’elle ne garantit pas une hausse de 100 € pour tous. Les bénéficiaires actuels du minimum contributif verront cette augmentation entrer en vigueur en 2024, avec un rattrapage depuis septembre 2023.

Reconnaissance de la pénibilité et autres changements : Ce qui change

La réforme facilite la reconnaissance de la pénibilité du travail en abaissant les seuils requis pour l’obtention de points au titre du compte professionnel de prévention. Les trimestres acquis grâce à ce compte sont désormais pris en compte dans le calcul de votre retraite.

Droits parentaux : Une nouvelle reconnaissance

Certains congés parentaux seront désormais pris en compte pour la retraite anticipée, en particulier ceux qui donnent droit à l’Allocation vieillesse de parent au foyer (AVPF). Les personnes ayant accumulé au moins un trimestre de majoration de durée d’assurance pour maternité, adoption, éducation des enfants, enfant handicapé ou congé parental, et qui justifient de la durée requise pour le taux plein à l’âge de 63 ans, peuvent bénéficier d’une surcote dès 63 ans, même si leur retraite n’intervient qu’à l’âge de 64 ans.

Cumul emploi-retraite : Nouveaux droits

Le cumul emploi-retraite est à présent créateur de droits à un complément de retraite, à condition que vous ne repreniez pas d’activité chez le même employeur dans les six mois suivant votre retraite. Ce complément est calculé en fonction de vos revenus perçus pendant la période de cumul, mais il ne permet pas d’obtenir une surcote.

Pour une information complète sur cette réforme et pour toutes les réponses à vos questions, n’hésitez pas à consulter le site de la CFDT Retraités : https://www.xn--cfdt-retraits-mhb.fr/Comprendre-la-reforme-des-retraites

 

CFDT UES Brioche Dorée – CFDT.FR

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