Montpellier Loge, Rennes Gaîté, Evry : trois fermetures en décembre, quelles suites pour les salariés ?

Illustration des fermetures annoncées de Brioche Dorée Montpellier Loge, Fournil de Pierre Rennes Gaîté et du kiosque Brioche Dorée d’Évry en décembre 2026
Trois nouvelles fermetures sont prévues en décembre 2026 à Montpellier Loge, Rennes Gaîté et Évry. Pour les salariés concernés, les questions portent désormais sur la suite, tandis que la fermeture de Gaîté interroge aussi l’avenir du dernier Fournil de Pierre de l’UES.

Trois nouvelles fermetures ont été annoncées lors du CSE d’octobre : Brioche Dorée Montpellier Loge, le Fournil de Pierre Rennes Gaîté et le kiosque Brioche Dorée d’Evry doivent cesser leur activité en décembre 2026.

Les situations sont différentes, mais pour les équipes concernées, la question est la même : que va-t-il se passer après la fermeture ?

Derrière une vente de fonds de commerce ou une fin de bail, il y a des salariés, des horaires, des trajets, une organisation familiale et parfois plusieurs années passées dans le même établissement.

Pour la CFDT Brioche Dorée, l’enjeu est maintenant d’obtenir des réponses suffisamment précises pour que chacun puisse savoir ce qui l’attend et dans quelles conditions la suite pourra s’organiser.

Trois fermetures, trois situations différentes

Les annonces présentées au CSE concernent :

  • Brioche Dorée Montpellier Loge, dans le cadre d’une vente du fonds de commerce ;
  • Fournil de Pierre Rennes Gaîté, également concerné par une vente du fonds de commerce ;
  • le kiosque Brioche Dorée d’Évry, dont la fermeture est liée à une fin de bail.

A Evry, une précision est importante : le restaurant Brioche Dorée principal reste ouvert. La fermeture concerne uniquement le kiosque.

À Montpellier et Rennes Gaîté, la vente du fonds de commerce signifie la fin de l’exploitation sous l’enseigne actuelle, sans préjuger ici des conditions dans lesquelles une activité pourrait éventuellement se poursuivre ensuite.

Les conséquences pour les salariés ne seront donc pas nécessairement les mêmes d’un établissement à l’autre.

Mais à quelques semaines de l’échéance annoncée, une chose devient essentielle : les équipes doivent pouvoir connaître concrètement ce qui est prévu pour elles.

Pour les salariés, ce sont les conditions concrètes qui comptent

Une fermeture ne se résume pas à la disparition d’un point de vente sur une carte. Elle peut entraîner un changement d’établissement, une nouvelle équipe, d’autres horaires ou des trajets différents.

Une proposition qui paraît acceptable sur le papier peut avoir des conséquences beaucoup plus importantes dans la vie quotidienne.

Quelques kilomètres supplémentaires n’ont pas le même impact pour un salarié qui dispose d’une voiture que pour celui qui dépend des transports en commun, commence très tôt le matin ou termine tard le soir. Les contraintes familiales peuvent également rendre certaines mobilités difficiles.

Ce qui compte n’est donc pas seulement qu’une solution soit proposée, mais qu’elle puisse réellement fonctionner pour le salarié concerné.

A Montpellier Loge et Rennes Gaîté, les modalités précises des ventes de fonds de commerce devront notamment permettre aux salariés de comprendre leurs effets sur leur activité, leur employeur et leurs conditions de travail.

A Evry, le maintien du restaurant principal peut naturellement ouvrir la question d’éventuelles possibilités d’affectation. Mais il ne permet pas de considérer aujourd’hui que tous les salariés du kiosque y seront automatiquement accueillis, ni de connaître les conditions qui pourraient leur être proposées.

Pour la CFDT, ces situations doivent être examinées suffisamment tôt et au regard de la situation réelle de chaque salarié.

Fournil de Pierre : après Gaîté, quel avenir pour Rennes Alma ?

La fermeture de Rennes Gaîté soulève une autre interrogation.

Si elle intervient comme annoncé en décembre, Rennes Alma restera le dernier restaurant Fournil de Pierre exploité dans l’UES Brioche Dorée.

Le contraste avec les ambitions affichées par le passé est important.

En 2015, le Groupe Le Duff présentait justement le restaurant de Saint-Jacques-de-la-Lande comme le 21e Fournil de Pierre et le premier établissement aux nouvelles couleurs du concept.

En 2022 encore, la direction du développement de l’enseigne expliquait vouloir accélérer son développement en France. Le réseau comptait alors 13 établissements, dont 10 succursales et 3 franchises.

Depuis, plusieurs Fournil de Pierre exploités dans le périmètre ont fermé ou quitté progressivement le réseau.

Avec Gaîté, Alma se retrouvera donc seul dans l’UES.

Cela ne signifie pas que Rennes Alma va fermer à son tour. À ce jour, aucune information ne permet de l’affirmer.

Mais la question de son avenir devient difficile à éviter.

Quel projet reste-t-il pour Fournil de Pierre ? Rennes Alma a-t-il vocation à rester durablement le dernier établissement de l’enseigne exploité dans l’UES ? Quelle place le groupe souhaite-t-il encore donner à ce concept ?

Pour les salariés d’Alma, demander de la visibilité sur ces questions est légitime.

Être le dernier Fournil de Pierre de l’UES ne permet pas de prédire son avenir. Cela rend simplement nécessaire de savoir quelle perspective lui est réellement donnée.

Brioche Dorée : comment la transformation annoncée du réseau va-t-elle se concrétiser ?

L’évolution du Fournil de Pierre invite aussi à regarder celle de Brioche Dorée, sans pour autant confondre les deux situations.

Les deux enseignes n’ont ni la même taille ni la même implantation, et rien ne permet d’affirmer que Brioche Dorée suivra la même trajectoire.

En revanche, la transformation de son réseau est déjà engagée et documentée.

Lors du CSE du 19 février 2026, plusieurs évolutions ont été évoquées selon la situation des restaurants : fermetures de certains sites, passages en franchise lorsqu’un candidat et les conditions de reprise le permettent, ou encore cessions à une autre enseigne.

Une cible d’environ 80 % de franchise pour 20 % de succursales a également été évoquée.

Depuis, plusieurs annonces concernant le réseau exploité directement portent sur des fermetures. Elles ne permettent pas, à elles seules, de savoir à quel rythme les passages en franchise ou les cessions prévus dans cette transformation se concrétiseront.

La question est donc moins de chercher à prédire l’avenir que de comprendre comment cette stratégie va réellement se traduire dans les prochaines années.

Quelle part des succursales sera reprise en franchise ? Quelle part sera cédée ? Et quelle part cessera définitivement d’être exploitée sous l’enseigne ?

Pour les salariés, ces évolutions ne sont pas seulement une question de modèle économique. Lorsqu’un établissement ferme, est cédé ou quitte le réseau succursaliste, les possibilités de mobilité et le périmètre dans lequel travaillent les salariés de l’UES évoluent eux aussi.

Notre article « Fermetures Brioche Dorée : évolution des restaurants succursales depuis 2018 » permet justement de replacer ces décisions dans le temps long : il recense les fermetures intervenues depuis 2018 et met en évidence la diminution progressive du parc succursaliste suivi.

L’enjeu n’est donc pas d’annoncer aujourd’hui ce que sera Brioche Dorée demain, mais de disposer d’une visibilité suffisante pour comprendre la direction prise et ses conséquences pour les salariés.

Maintenant, des réponses sont attendues pour les équipes

Pour Montpellier Loge, Rennes Gaîté et le kiosque d’Evry, l’échéance est annoncée pour décembre.

Les salariés concernés doivent désormais pouvoir connaître les propositions qui les concernent, leur calendrier et leurs conditions.

Lorsqu’une affectation est envisagée, les horaires, les déplacements et les contraintes individuelles doivent pouvoir être pris en compte. Lorsqu’une activité est vendue, les salariés doivent comprendre clairement ce que l’opération implique pour leur propre situation.

Et lorsqu’un établissement ferme, les équipes ne devraient pas avoir à attendre les dernières semaines pour découvrir ce qui leur est proposé.

Une fermeture concerne un restaurant. Ses conséquences, elles, se vivent salarié par salarié.

La CFDT Brioche Dorée restera attentive aux solutions présentées et aux difficultés rencontrées par les équipes concernées.

Les salariés qui souhaitent comprendre leur situation, faire examiner une proposition ou signaler une difficulté peuvent se rapprocher de leurs représentants CFDT.

Pour Montpellier Loge, Rennes Gaîté et Evry, la question immédiate est maintenant celle de la suite.

Et au-delà de ces trois établissements, une autre interrogation continuera d’accompagner les transformations du réseau :

Quelle place restera demain aux succursales Brioche Dorée et aux salariés qui y travaillent ?

Cfdt Brioche Dorée

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